When september falls

L'automne me tombe dessus et mes pieds traînent dans les couleurs étalées sur le pavé. Le vent vient siffler son mystère et fait tourbillonner les feuilles derrière mes pas. La vie me cache quelque chose. Je cherche entre les feuilles mais n'y trouve que de souvenirs d'été un peu abîmés, un peu délavés. Mais voilà que l'été tire sa révérence et il est temps d'apprivoiser l'automne, d'écouter ce qu'elle a à me chuchoter.

# Posté le mercredi 30 septembre 2009 19:53

i've been where the wild things are.

i've been where the wild things are.
Les secondes tombes sur ma tête comme des fines goutelettes. Elle m'effleurent à peine. Roulent sur mes joues silencieusement.

Je suis partie loin. J'ai traversé mon pays. Pour que le temps d'un été, la vie me pleuvent dessus. Maintenant la nostalgie fond sur mes bras ma tête et mon corps.

J'ai fais tout ce bout de chemin pour que la vie m'arrive. Qu'elle me tombe dessus. Comme un chimpenzé secoue un cocotier. J'avais soif d'embûches, de rencontres, d'opportunités, de péripéties, d'aventures, d'émerveillement. J'avais soif d'extraordinaire.

Et à quelques reprises, des noix de coco sont tombées sur ma tête.

- Mon esprit s'est dilué dans le lac Okanagan et mes tourments se sont dissipés comme les nuages. Ici le soleil ne se tanne jamais de briller du plus fort qu'il peut et il reflète sur le lac et les feuilles des cerisiers.
Mes songes reposent au fond des eaux troubles du lac sur lequel dansent le reflet des colines, vêtues de vergers châtoyants.

Seul le bruit des ondulations du lac qui s'échouent sur la rive me rappellent les secondes les minutes et les heures.
Le paysage pittoresque flottant sur le lac aborde une apparence étrangère chaque fois que j'y pose les yeux.

Mes doigts creusent le sable.

Tout le monde semble s'être réfugié ici pour fuir le temps.
Tout le monde a enterré ses souvenirs dans le sable chaud et tout le monde s'est inventé une nouvelle histoire à raconter. Plus jolie.

Mais moi j'ai simplement oublié. J'ai oublié la mienne.

J'ai entortillé, dissimulé, ébouriffé toutes celles qui se sont logées dans mes cheveux au fil du temps.



Je suis revenue maintenant. Les cheveux encore plus mêlés. Les chevilles entortillées, les pieds blessés et des bleus partout.

et le coeur un peu plus abîmé.

Je suis revenue ici. Ici où les gens ont des obligations. Où la vie nous emporte tous. Ici où on doit suivre le courant. Moi je nage à contre-coeur et je m'essouffle très vite.

J'avais oublié la vie ici. Je m'étais taillée une vie sur mesure, là-bas, à l'autre bout du pays. Là-haut. La tête faufilée entre les branches de cerisiers, pour capter cette vue majestueuse du haut de mon arbre.

Je suis revenue. Et ça goûte le repas congelé. Comme si j'avais mis ma vie comme un plat au congélateur pour quand j'allais revenir mais je savais pas que ça goûterais aussi mauvais. Je savais pas qu'en revenant, j'aurais encore dans les papilles toutes ces saveurs que j'ai goûtées pendant l'été.
J'ai encore soif d'extraordinaire et tout ce que je goûte c'est le congelé réchauffé.
La chaleur réconfortante et la saveur authentique des aliments ont disparues.

Comme les couleurs de ma vie ici semblent avoir ternies.

Revenir. Voilà une chose bien curieuse. Surtout quand on laisse un pied là-bas.

mon coeur brille encore quelque part sous le soleil de Naramata

# Posté le dimanche 23 août 2009 17:47

Modifié le dimanche 23 août 2009 18:57

I'm a big bird in a small cage.

I'm a big bird in a small cage.
Papapa. Pas à pas. Tout petits pas. J'avance et parfois je recule. Je tombe souvent, j'ai des bleus partout. Mais je me relève. J'ai les cheveux mêlés. Et quand ça ne va pas, j'embarque sur ma bicyclette et je vais loin. Très loin. Là où les praries et le soleil pourront me comprendre. Le monde comme un casse-tête qui se mêle et se démêle constamment sous mes yeux. Et je fais partie de cette curieuse planète où les êtres-vivants s'inventent des prétextes pour vivre. Parce que faire partie du cycle de la vie ou de la chaine alimentaire ça ne leur suffit pas. Ouais je fais partie du maillon. Avec tous mes défauts, mes cheveux ébouriffés, ma complexité, j'existe. Mon coeur persiste à se cogner contre ma poitrine à chaque seconde. Ça jamais on sait pourquoi. L'oeuvre du hasard ou le destin qui était inscrit quelque part depuis si longtemps ? Est-ce que je fais partie d'une histoire écrite à la plume dans la pénombre sous la lueur dansante d'une chandelle ou d'un bordel d'humains éphémères hétéroclites et incohérents qui errent sans but et sans raison d'être ? En guise de réponse, j'ai droit à un long silence. Si personne veut me répondre, moi je vais répondre. Je suis ici pour quelque chose, quelqu'un. Même si dans ma tête ça ne ressemble parfois qu'à un paquet de n'importe quoi assez incertain, mes pieds dodus avancent lentement vers quelque part.

# Posté le lundi 08 juin 2009 18:20

Modifié le lundi 08 juin 2009 18:49

Mon dieu que je t'aime.

Mon dieu que je t'aime.
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# Posté le samedi 06 juin 2009 10:24

C'est aujourd'hui que s'écouleront les dernières minutes, les dernières secondes que l'on tentera vainement d'étirer.

C'est aujourd'hui que ça se passe, les préparatifs. Quelque chose se trame dans l'air mais on sait pas encore quoi. On fait comme si on le savait pas. Comme si 3 mois (2 mois et demi d'accord...) ça passait vite. Comme si en 3 mois les choses n'avaient pas le temps de changer. On fait semblant de ne pas avoir peur devant le néant qui s'en vient. On oublie qu'en 3 mois, les odeurs et les paroles s'envolent. On fait comme si en 3 mois, on aurait pas le temps de s'oublier. On oublie que 3 mois d'absence, ça creuse un vide à l'intérieur. On s'dit que dormir seul, c'est pas si pire. En fait on y croit pas vraiment.

On est deux jeunes innocents qui s'aiment trop maladroitement.

mais dans quoi est-ce qu'on s'embarque dis-moi ?

# Posté le mercredi 27 mai 2009 16:21